Risques ergonomiques reliés aux TMS
Vous décidez de faire une visite de routine dans un des secteurs de production de votre usine, question d’avoir le pouls sur le climat de travail. Surprise! Bien que vos entretiens soient axés sur le climat de travail, les employés, individuellement, vous font part d’une problématique reliée à des inconforts physiques ressentis en fin de journée. Ils vous mentionnent que ces inconforts se sont présentés pour la plupart il y a de cela quelques semaines suivants la production du nouveau produit amélioré XYZ05. Vous savez que la répétition n’est pas le seul facteur contributif à l’éveil de ces inconforts, car vous aviez lu Les tms sont-ils réservés au travail répétitif?
Après consultation avec les superviseurs de ce secteur qui appuient les informations des employés, vous concluez que vous devez agir afin d’éviter que l’aggravation des inconforts ne tournent en troubles musculosquelettiques. Consulter tms - définitions, signes et symptômes et risques ergonomiques.
Vous décidez donc de prendre le taureau par les cornes et de débuter un projet qui a pour objectif la diminution, l’élimination et le contrôle des risques ergonomiques. À ce moment, vous devez invariablement passer par l’identification des facteurs de risque. Cette identification vous permet d’aller à la source de la problématique.
Plusieurs classifications existent et sont utilisées couramment tant par les professionnels de la santé et de la sécurité et les ergonomes. Chez nous, nous travaillons sur le terrain avec 9 facteurs de risques.
Un facteur de risque est une condition présente dans le milieu de travail qui « peut » être liée à un trouble de santé. Donc, la présence d’un facteur de risque ne signifie pas qu’il y aura nécessairement une blessure.
L’identification des facteurs de risque nous indique les pistes sur lesquelles il faut agir afin de diminuer les risques de blessure et afin d’améliorer le confort et l’efficacité au travail.
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1- Les postures contraignantes
On dit d’une posture qu’elle est d’autant plus contraignante quand elle se situe près de l'angle maximal de l'articulation. Une posture peut également être exigeante lorsque le travailleur doit lutter contre la gravité pour la maintenir ou être à risque lorsque les structures ne peuvent exercer leur rôle efficacement. Il faut donc chercher à diminuer l’amplitude des mouvements et adopter des postures exigeant peu d’effort musculaire. |
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2- Les pressions mécaniques
Lorsqu’il y a contact entre un tissu mou et une surface dure. Le risque sera d’autant plus élevé que l’arête de la surface dure sera vive et que la durée d’exposition sera grande. Il faut augmenter le plus possible la surface du corps en contact avec la surface dure et éviter les arêtes vives.

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3- La répétition
Plusieurs chercheurs ont tenté d’établir des balises précises afin d’évaluer ce facteur de risque. Or, plusieurs variables doivent être considérées dans l’analyse de ce facteur de risque ce qui rend son évaluation complexe. Ainsi, malgré notre désir de clarifier cette notion, il n’y a pas de frontière claire entre une tâche qui est considérée répétitive et une tâche qui ne l’est pas. Ce facteur de risque pourrait toutefois être défini comme :
- Des mouvements identiques ou comparables effectués à intervalles réguliers et exigeant la participation des mêmes régions musculaires. Ces mouvements peuvent être effectués pour réaliser une ou plusieurs tâches.
ATTENTION
Dès que l’on parle de la répétition, il faut être très vigilant afin de nuancer les observations que l’on effectue car, contrairement aux autres facteurs de risque, la répétition n’est pas un critère observable qui est présent ou absent. Il s’agit d’un facteur de risque en soi mais également d’un modulateur qui a un effet sur les autres facteurs de risque. Pour juger d’une situation, ce facteur de risque doit être mis en relation avec plusieurs autres éléments dont :
- L’amplitude de la posture adoptée pour effectuer le geste
- La force requise
- L’effort déployé
- Les muscles sollicités
- La fréquence
- Le temps de repos entre chacun des gestes
- Etc.
L’importance donnée à ce facteur de risque a souvent pour effet de nous éloigner des problèmes réels en attirant le regard sur le seul facteur de risque de la répétition. De cette façon, on cherche alors souvent à diminuer la fréquence des mouvements sans considérer les autres facteurs de risque sur lesquels il serait intéressant d’agir.
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4- Les chocs et les impacts
Il faut éviter les chocs, les impacts et les contrecoups car les tissus (muscles et tendons) sont alors étirés soudainement.
Les chocs et les impacts peuvent survenir par exemple lorsqu’un travailleur utilise sa main pour frapper sur un objet dur alors que les contrecoups surviennent suite à un choc ou un impact, par exemple lors du blocage du mécanisme de retenu (clutch), d’un outil comme une perceuse. |
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5- La vibration
La vibration est un mouvement oscillatoire continu provenant d’un outil ou d’un équipement et pouvant augmenter la charge sur le système musculosquelettique. Les problèmes vasculaires peuvent également être augmentés. Des équipements bien entretenus de matériaux absorbants et une répartition de la vibration sur la plus grande surface du corps possible permettent de diminuer le risque. |
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6- L’effort et la force
La force correspond à la puissance ou à l’énergie minimale nécessaire pour effectuer une tâche. La force peut aussi se définir par la charge qui s’exerce sur les structures musculosquelettiques (tension sur les muscles, étirement des tendons, pression intramusculaire, etc.) au cours de la réalisation de cette tâche.
L’effort correspond à la mobilisation des forces physiques en vue d’atteindre un but ou de produire une certaine force. L’effort déployé pour exécuter une tâche est déterminé par plusieurs facteurs dont :
- La capacité des individus
- La force requise
- Les régions du corps et les muscles sollicités
- La direction de l’effort (pousser vs tirer)
- Les outils utilisés
- L’espace disponible
- Le type de prise
- La posture
- La position du centre de gravité
- Etc.
On peut diminuer l’effort soit en changeant la façon de faire (appareil de levage et méthode de travail à titre d'exemples), en s’assurant de travailler dans une posture où les muscles sont en position de force ou en agissant sur les autres facteurs énumérés précédemment |
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7- Le travail musculaire statique
Lorsqu’un membre doit être maintenu dans une position luttant contre la gravité sans qu’il n’y ait de mouvement. L’intensité du risque dépend de l’amplitude de la posture et de la durée de maintien de la position.
Statique : Qui consiste en un effort musculaire sans déplacement des membres et qui implique pour le travail une fatigue musculaire localisée.
Dynamique : Qui consiste en un effort musculaire avec déplacement des membres et qui implique pour le travail une plus grande capacité de travail.
Référez-vous à Ce que vous devez savoir sur le travail informatique pour plus de détails.
La capacité d’un muscle à maintenir une contraction statique prolongée dépend de plusieurs facteurs dont :
- L’effort musculaire déployé pour maintenir la force
- La composition des fibres dans le muscle
- La fatigue accumulée dans le muscle avant le début de l’effort
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8- Les conditions environnementales
Le froid : Le froid réduit la dextérité et la force des mains dans l’exercice d’un travail manuel. Il peut agir directement en accroissant la charge musculosquelettique des membres supérieurs.
La chaleur : La chaleur augmente la dépense énergétique totale et la transpiration peut nuire à la prise (faible friction) lors de la manutention de pièces et d’outils. |
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9- Les facteurs organisationnels
Tout ce qui détermine dans quelles conditions et selon quelles modalités sera exécuté le travail. Facteur de risque en soi qui détermine aussi les autres facteurs de risque.
Exemples:
- La cadence
- La charge de travail
- Les horaires de travail
- Les changements technologiques
- L’environnement social
- Le travail d’équipe
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Les modulateurs des facteurs de risque ? |
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La durée
Temps durant lequel le facteur est présent. Plus le temps d’exposition est long, plus le risque est élevé. |
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L’intensité
Niveau d’énergie, d’amplitude, de force ou de puissance atteinte. Plus l’intensité est élevée, plus le risque est élevé. |
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La fréquence
Le nombre de fois où le facteur de risque est présent au cours de la journée de travail. Le risque augmente avec la fréquence. |
| FACTEUR DE RISQUE X |
INTENSITÉ DURÉE FRÉQUENCE |
= RISQUE DE TMS |
La présence d’un facteur de risque ou la combinaison de plusieurs facteurs de risque augmente la charge sur les muscles et les tendons, ce qui augmente les risques de fatigue, d’inconfort et de blessures. Il est donc important de considérer cet élément pour juger des problématiques rencontrées aux postes de travail.
En conclusion
Même si leur présence ne signifie pas qu’une blessure apparaîtra, prévenir en agissant sur les facteurs de risque est la meilleure voie à prendre pour assurer la santé et la productivité de votre organisation. En plus d’éloigner les blessures, les fatigues et l’inconfort pourront également être diminués. Donc, s’il n’est pas possible d’éliminer les facteurs de risque nous pouvons aussi jouer sur l’intensité, la durée et la fréquence d’exposition à ceux-ci.
Soyez proactifs !
Au plaisir de vous aider.
L’équipe Entrac
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